Système d’injection directe basse pression (LPDI)
Le système d'injection d’H2 de Liebherr est conçu pour garantir un contrôle de pression extrêmement rapide et précis, quelle que soit la position du réservoir de carburant, la taille de la machine, son agencement, ou encore le mode d’installation du moteur. De par sa conception, il assure une régulation de pression à deux étages: le premier stabilise les variations de pression en provenance du réservoir de carburant, et le second ajuste ladite pression. La pression d'injection est contrôlée en activant la soupape de débitmètre, via l’unité de commande électronique (ECU). Celle-ci pilote la soupape par le biais d'un contrôleur de commande par anticipation en boucle fermée. Des modules logiciels personnalisés pour l’hydrogène peuvent être intégrés à des logiciels d'applications et/ou à des unités de commande tiers.
«Le système d'injection directe d’H2 a été conçu pour fonctionner sans soupape d'échappement de gaz électronique. L’idée est d'avoir un système aussi simple que possible, tout en évitant de libérer de l’hydrogène dans l’atmosphère pendant l’exploitation», résume Richard Pirkl.
L’injecteur: un composant essentiel
«L’injecteur est le composant le plus sophistiqué du système à hydrogène, et en même temps le plus déterminant pour les performances», explique M. Pirkl. Les dimensions globales de l’injecteur d’H2 LPDI de Liebherr sont très similaires à celles des injecteurs Diesel des moteurs de véhicules utilitaires dédiés à une utilisation intensive. Le diamètre extérieur maximal critique, notamment, est comparable.
Sur l'échantillon actuel, l’injecteur peut être équipé de différents raccords à hydrogène à l’aide d’un insert vissé. Deux variantes de tête d’injection (admission radiale ou axiale d’H2) permettent de s'adapter à différents schémas d'installation. Afin de maîtriser le schéma de vaporisation et la direction de projection, la buse de l’injecteur est dotée d'un embout de diffusion. «Il est interchangeable sur l'échantillon, et permet de tester à moindre coût différentes variations afin d’identifier la configuration la mieux adaptée. Vissable, l’embout de diffusion peut être aisément remplacé», explique Richard Pirkl.
L’injecteur est ouvert et fermé au moyen d'une épingle directement activée par l'aimant. La taille de cet aimant a considérablement augmenté afin de s'adapter aux dimensions cibles du boîtier. Ici, le défi consistait à obtenir une force magnétique suffisante pour une activation directe, tout en respectant les dimensions externes critiques prescrites par le fabricant du moteur dans la zone de l’aimant. Le processus s’est accompagné de nombreuses simulations d'aimants de différentes conceptions, en différents matériaux et dans différentes installations. La force magnétique est désormais ajustée de sorte que, d'une part, l’injecteur puisse correctement s’ouvrir, et d'autre part, le délai de fermeture soit le plus court possible.
«Dans la phase de développement, l'autre objectif essentiel était de contrôler l’injecteur d’hydrogène à partir des unités de commande existantes des moteurs Diesel, et avec les profils standards actuellement connus pour ces applications», expose rapidement M. Pirkl.